La brasserie du Pays flamand voudrait faire fructifier son succès à Merville - Brasserie du Pays Flamand
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La brasserie du Pays flamand voudrait faire fructifier son succès à Merville

La Voix du Nord

PAR RAPHAËLLE REMANDE

La brasserie du Pays flamand, petite entreprise à succès née à Blaringhem en 2009, ne cesse de se développer. À tel point que ses dirigeants aimeraient s’étendre (sans quitter Blaringhem). Ils lorgnent actuellement sur l’emblématique fiche Engrais Nord France à Merville pour y construire un nouvel outil.

Même si « tous les voyants sont au vert », rien n’est fait, alors Mathieu Lesenne, l’un des deux codirigeants de la brasserie du Pays flamand, préfère se montrer prudent. « Pour ne pas décevoir. » Néanmoins, le projet de construire un nouvel outil de production pour cette entreprise en pleine croissance est en bonne route. « On y réfléchit depuis qu’on doit refuser des commandes, commente Mathieu Lesenne. En début d’année, on s’est décidé à chercher de manière intensive un terrain. »

Un terrain avec… un raccordement à une station d’épuration, point essentiel pour passer à la vitesse supérieure en termes de production de bières. Les deux dirigeants ont donc demandé l’aide d’une collectivité.

Et c’est la communauté de communes Flandre-Lys (CCFL) qui a dégainé : le projet pourrait se concrétiser sur trois hectares de la friche Engrais Nord France à Merville. Jeudi soir, en conseil communautaire, les élus ont voté le fait que le terrain soit « réservé » à la brasserie : « C’est un dossier prestigieux, l’entreprise exporte de la bière partout », se sont félicité les élus. Leur solution : en passant sous la vieille Lys, la future brasserie pourrait se raccorder à un bassin tampon – créé à l’époque par l’entreprise Traitex – relié à la station d’épuration. L’opération coûterait entre 70 000 et 100 000 € à la CCFL.

« On a cherché un peu partout, notamment sur l’ancien site d’Arc, mais Merville nous a convenu pour la question du traitement de l’eau. On voulait rester en Flandre et Merville, ce n’est pas très loin de chez nous ! », poursuit Mathieu Lesenne.

Car les dirigeants sont bien décidés à garder un pied à Blaringhem, le berceau historique. Ils veulent conserver le lieu pour continuer à y produire les petites séries de bières mais, surtout, pour y développer le tourisme industriel. « Actuellement, on ne peut pas bien recevoir. »

Le site mervillois, lui, serait destiné uniquement à la production. À un degré bien supérieur à ce qu’elle est aujourd’hui. Mathieu Lesenne n’en dira pas plus mais il parle de plusieurs millions d’euros d’investissement. La petite (plus si petite) entreprise, qui emploie déjà sept salariés, pourrait alors également recruter.

Le projet pourrait aboutir dans les deux ans.