La Coupe du monde 2018 inspire un brasseur nordiste - Brasserie du Pays Flamand
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La Coupe du monde 2018 inspire un brasseur nordiste

Lire l’article sur le site Le figaro

Trois entreprises du Nord veulent surfer sur l’un des plus gros événements sportifs au monde pour faire connaître une bière locale, la Fière, dans toute la France.

Le dynamisme et la créativité des bières artisanales ne faiblissent pas. Alors que depuis trois ans les micro-brasseurs se multiplient en France, allant jusqu’à faire de l’ombre aux géants du houblon, la prochaine Coupe du monde de foot, qui se tiendra en Russie du 14 juin au 15 juillet, donne des idées aux brasseurs de tous horizons.

L’événement n’a ainsi pas échappé à trois entreprises nordistes, qui ont décidé pour ce Mondial d’unir leurs forces. Le but: faire sortir une bière locale, la Fière, des frontières régionales. En effet, même si depuis 10 ans, pas moins de 10.000 nouvelles marques de bière ont vu le jour dans les linéaires et bars français, la plupart gardent une diffusion très locale. Marque artisanale surfant sur le succès des bières houblonnées, la Fière a vu le jour il y a deux ans. Issue de la collaboration entre La Brasserie du Pays Flamand et le Gallodrome, le spécialiste des T-Shirts aux couleurs du Nord, elle est l’un des exemples du succès des nouvelles marques brassicoles très prisées des consommateurs. Deux jours après son lancement en 2016, la marque était en rupture de stock.

Trois success stories

Jusqu’ici diffusée chez une centaine de cavistes, essentiellement dans le Nord, et dans les deux boutiques lilloises du Gallodrome, la marque veut désormais passer la seconde. «On veut voir les choses en plus grand, appuie Benjamin Derreumaux, patron fondateur du Gallodrome. L’idée est maintenant de proposer la Fière en fûts, pour les bars, les cafés, hôtels et restaurants. Toujours dans l’idée de faire rayonner la région hors de nos frontières».

Pour franchir ce cap, les deux partenaires ont convaincu une troisième success story locale, la chaîne de bars «Au Fût et à Mesure», de rejoindre l’aventure. Celle-ci s’est fait un nom en proposant des tables avec accès libre aux pompes à bières, payables avec une carte prépayée au centilitre. La chaîne, qui compte une trentaine de bars de Lille à Toulouse en passant par Clermont-Ferrand ou Nice, proposera ainsi la bière à l’effigie d’un Coq dans tous ses sites, en juin et juillet. Durant cette compétition, le plus gros évènement sportif au monde avec les JO, la consommation de bière bondit souvent de 15 à 20%. Le moment est donc particulièrement propice à la découverte de nouveaux brassins.

Quadrupler la production

Ce coup d’accélérateur n’aurait pu s’imaginer sans une adaptation des capacités de production, à la fois pour augmenter les volumes et diversifier les formats. Le 1er juin, la Brasserie du Pays Flamand déménagera de 25 kilomètres pour inaugurer, en présence du président du conseil régional des Hauts-de-France Xavier Bertrand un site flambant neuf à Merville (Hauts-de-France). De quoi doubler, dans un premier temps, sa capacité de production.

À plus long terme, cet investissement de 3,2 millions d’euros «permettra de passer à une production annuelle de 40.000 hectolitres par an, dont 10% (1000 hl) pour la Fière, explique Mathieu Lesenne, le cofondateur en 2006 de la Brasserie du Pays Flamand. C’est 4 fois plus que ce que l’on produit aujourd’hui. Par son caractère moins local que la «Anosteké» qui a fait notre renommée, la Fière est un relais de croissance très important».